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Le Musée d’art de Tel-Aviv dévoile une sélection de ses expositions pour 2024 et lance l’initiative « Healing Space »

Le Musée d'art de Tel-Aviv accueillera de nombreuses expositions en 2024. Le musée est situé sur la place publique baptisée Hostage Square - un lieu de rassemblement pour les familles des otages et le grand public. Tous les visiteurs du musée traversent cet espace chargé d’émotions, qui comporte également de nombreuses installations artistiques exprimant la détresse des otages. 


Dans ce contexte, le Musée d’art de Tel-Aviv annonce le lancement d’un projet novateur, l’initiative « Healing Space » (espace de guérison), qui représente une étape importante dans son engagement communautaire. Répondant à l’évolution du rôle des musées dans la société, le Musée d’art de Tel-Aviv fait de l’art-thérapie un élément central de son identité et de son département éducatif. En collaboration avec la salle des opérations civiles et l’Association israélienne pour les thérapies par les arts créatifs, le Musée se concentrera sur la thérapie par l’art pour des groupes appropriés, notamment les survivants du massacre du 7 octobre et de la guerre, les victimes de traumatismes, les enfants évacués de leur maison en raison de la guerre, les soldats blessés, les équipes médicales et le grand public.


Le musée s’efforce en ce moment d’élargir sa mission et son engagement social et civique. L’entrée par la place des Otages crée une ligne directe et ouverte entre le grand public et le musée. La distance physique et émotionnelle entre l’intérieur et l’extérieur se réduit, et naturellement, les expositions du musée sont toutes empreintes de significations supplémentaires. Au cours de l’année à venir, nous présenterons diverses expositions d’art israélien et international, ainsi que des activités éducatives et sociales, proposant une approche différente et unique de l’art-thérapie. « Nous voulons garantir aux centaines de milliers de visiteurs qui franchissent les portes du musée chaque année que cette institution culturelle emblématique sera attentive à l’esprit du temps et accessible à tous », affirme Tania Coen-Uzzielli, directrice du musée d’art de Tel-Aviv.


Photo Elad Sarig

Art international

Tout garder précieusement, Un regard sur la collection en temps de guerre

Ouverture : 5 mars 2024

Des œuvres de la collection d’estampes et de dessins du Musée d’art de Tel-Aviv, dans l’ombre de l’actualité. Cette exposition présente des pièces réalisées entre le début du XIXe siècle et aujourd’hui, mettant l’accent sur la formation de la collection avant la Seconde Guerre mondiale. Les œuvres provenant d’Europe, des États-Unis et d’Israël racontent des histoires poignantes sur la mort, l’évasion, le chagrin et la perte. Le titre de l’exposition est inspiré du livre « Holding Everything Dear: Dispatches on Survival and Resistance » de John Berger. Elle présente des artistes comme Edvard Munch, Kathe Kollwitz, Erich Heckel, Natalia Goncharova, Joan Miro, Jacob Steinhardt, Hagit Lalou, Lesser Ury, Ya'acov Dorchin et bien d’autres encore.


Vert de bout en bout

Ouverture : 12 avril 2024

La rénovation du pavillon Eyal Ofer a mis à jour les ouvertures d’origine et la splendide vue sur le jardin YA'akov voisin, qui célèbre ses 60 ans. L’exposition poursuit cette tendance en présentant dans le pavillon des œuvres d’artistes israéliens et étrangers faisant référence aux jardins, aux parcs et à l’horticulture. Le cœur de l'exposition est un renversement, un intérieur qui attire l'extérieur et crée une rencontre fascinante entre l'art, l'architecture et le jardinage urbain. L'exposition explore l'intérêt des artistes contemporains pour la végétation, ses conditions de croissance et son effet sur notre espace sensoriel et devient un point de rencontre humain fascinant.

Parmi les artistes participants se trouvent Urs Fischer, Roman Ondak, Dan Graham, Tchelet Ram, Shira Zelwer, etc.


Adel Abdessemed

Ouverture : 23 mai 2024

Pour la première fois en Israël, le Musée d'art de Tel-Aviv présente une exposition individuelle complète de l'artiste français d'origine algérienne Adel Abdessemed (né en 1971), un artiste contemporain de premier plan. Abdessemed a étudié l'art à l'École des Beaux-Arts d'Alger, mais a dû quitter son pays pour la France en 1994, en raison de persécutions politiques et religieuses. Depuis près de trois décennies, son œuvre brosse un portrait poignant de la violence et de la fragilité qui caractérisent le monde contemporain. Abdessemed aborde des sujets comme la famille, la violence et l’animalité, la mémoire et les traumas, les conflits politiques et culturels, ainsi que l’extrémisme religieux. Ces thèmes sont exprimés à travers différents supports, notamment le dessin, la sculpture, la photographie, la vidéo, l'installation et la performance. L’exposition du Musée d’art de Tel-Aviv abordera, entre autres, l’identité de l’artiste immigré, celle de sa famille, les évènements historiques, la politique internationale,qui est plus que jamais d'actualité, et l’intervalle déchirant et infini entre la guerre et la paix.


Moï Ver

Ouverture : 1er juillet 2024

La première exposition individuelle complète en Israël du photographe Moshé Vorobeichic-Raviv, également connu sous le nom de Moï Ver (né en 1904 en Russie — mort en 1995 en Israël.), l’un des cinq photographes qui ont étudié au Bauhaus de Dessau et qui ont immigré en Israël à la suite de la montée du nazisme. Ils ont étudié aux côtés des plus grands professeurs de l’école, dont László Moholy-Nagy, Josef Albers, Paul Klee et Wassily Kandinsky, et ont amené avec eux une nouvelle photographie en terre d’Israël.

Grâce à des recherches approfondies à travers le continent, l’exposition suit les étapes de la vie du photographe et explore les points d’ancrage critiques de son travail. L’exposition a d’abord été organisée par le Centre Pompidou, à Paris, et le Musée de Varsovie. Elle a ensuite été étendue pour être présentée au Tel Museum of Art tout en faisant référence au contexte historique, culturel et politique dans lequel il a travaillé.

 

 

Annette Kelm : Les livres

Ouverture : Septembre 2024

La première exposition en Israël de l’artiste allemande Annette Kelm (née en 1975) présentera la série « Die Bücher », une installation qui déploie une sélection de titres littéraires catalogués comme « non-allemands », comme subversive ou représentative d’idéologies opposées au nazisme. La plupart d’entre eux ont été publiquement brûlés par les nazis et l’Association des étudiants allemands en 1933. Kelm photographie les couvertures des livres interdits et les encadre en rangées ou en colonnes à la galerie. Outre des auteurs comme Erich Kästner et Stefan Zweig, Kelm présente également des auteurs moins connus dans ses photographies, notamment pour illustrer le fait que la censure s’appliquait même aux livres pour enfants. Éclairé de manière homogène et placé au centre de ses photographies, le livre aborde la conception artistique et la modernité, qui témoignent de l'influence des courants avant-gardistes tels que le Bauhaus, l'expressionnisme allemand et Dada, ce qui est particulièrement frappant. Dans les portraits de couverture, Kelm capture un langage formaliste-moderniste ayant subi de fortes secousses sous le régime nazi en Allemagne ainsi que partout en Europe.

 

Art israélien

Netta Laufer : Lumières lointaines

Lauréate du Lauren and Mitchell Presser Photography Award for an Israeli Artist, 2022

Ouverture : 20 février 2024

Première exposition personnelle de Netta Laufer (née en 1986), présentée dans un musée. L'œuvre de Netta Laufer se caractérise par une préoccupation fascinante, intelligente et sensible pour les animaux et les plantes. Elle crée des images puissantes en photo et en vidéo, en utilisant divers moyens - tels que la vision nocturne ou les caméras de sécurité - en plus de la photographie plus traditionnelle. Laufer aborde les questions cruciales de notre époque : l’examen de l’influence des frontières créées par l’homme sur la flore et la faune ; les effets de l’ère Anthropocène (l’ère dans laquelle nous vivons, caractérisée par l’empreinte de l’activité humaine sur l’environnement).

Neta Lieber-Shafer : Espoirs et autres alternatives

Lauréate du prix Haim Shiff pour l'art figuratif et réaliste, 2023

Vernissage : 28 mars 2024

L’œuvre de Neta Lieber-Shafer (née en 1972) se distingue par ses dimensions énormes, la richesse des détails et l’ambition de l’unité narrative qui les lie. Cela est d’autant plus surprenant que le médium qu’elle utilise est le dessin — au crayon, au fusain ou à l’aquarelle sur des papiers de grandes tailles.

Que ce serait-il passé si l’histoire avait pris un autre tournant et choisi une autre voie pour accomplir sa vision juive ? L’exposition Lieber Shafer se situe à la croisée des chemins et revient aux intersections historiques qui ont opposé les Juifs à leur implantation au Canada depuis le début du XIXe siècle jusqu’à la création de l’État d’Israël en 1948. À travers des dessins monumentaux de bateaux errant dans l’espace à travers les étendues de l’Ouganda, de Birobidjan et de l’Argentine jusqu’à la région cananéenne qui s’étend au Moyen-Orient, l’artiste transporte avec lui des figures et des symboles du passé. Il interroge alors le public sur les idées qui ont été oubliées ou qui ont manqué.


Bella Brisel

Ouverture : Été 2024

Bella Brisel (1929-1982) est une artiste israélienne active dans les années 1950. Après ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris, elle s’établit sur l’île de Premantura avec son mari peintre Sioma Baram, où le couple mène une vie ascétique dans une maison en pierre sans électricité. L’identité artistique de Brisel s’est cristallisée dans une œuvre qui reflète un univers émotionnel riche. Ses peintures portent une charge mentale intense. Les personnages apparaissent le plus souvent sans identifiant, encadrés par l’image comme s’ils flottaient sur la conscience de l’artiste vers la surface du tableau.

Les œuvres métaphysiques de Brisel diffèrent du style dominant en Israël à l’époque, qui tendait vers l’abstraction sous l’influence du groupe « New Horizons ».


Prix Rappaport pour l'année 2022 : Eti Jacobi et Avi Sabah

Exposition personnelle d'Eti Jacobi

Lauréate du prix Rappaport pour un artiste israélien établi, 2022

Exposition personnelle d'Avi Sabah

Lauréat du prix Rappaport pour un jeune artiste israélien prometteur, 2022

Ouverture : Septembre 2024

Sur quatre décennies, les œuvres d’Eti Jacobi (née en 1961) sont organisées en séries allant de la peinture figurative à la peinture abstraite, tout en ayant un lien profond avec l’histoire de la peinture occidentale classique. Jacobi a une présence significative en tant qu’enseignante. Par son action cohérente, elle approuve et valide la peinture d’aujourd’hui.

Le travail alchimique d’Avi Sabah (né en 1977) consiste en un perpétuel effort pour trouver la pierre philosophale, formule distillée de la matière et de l’essence. Sa pratique est ancrée dans le travail sur papier et ses dérivés, en correspondance avec la tradition, mais également en s’écartant des modes de fonctionnement acceptés. Sabah n’obéit pas aux diktats du lieu et du temps qu’on attend d’un artiste contemporain. Son travail est entièrement nourri par des visions intérieures, un monde de symboles et de mythologies, des vues du début et de la fin, une image de la création de l’homme, du chaos, du déluge cosmique ou du silence sur la surface de l’eau.

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